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Crise d'anxiété, burn out et spasmophilie :
comment je m'en suis sortie ?

Elle est bien loin l’époque où j’étais en parfaite insouciance…
Enfant, on se laisse guider par les plus grands, et on accorde pas vraiment d’importance aux problèmes de ce monde.
Jusqu’à ce que l’on atteigne une étape de notre vie nous mettant face à des réalités nous éloignant petit à petit de ce confort mental que nous procure l’irresponsabilité et la la passivité.
Aujourd’hui je vous partage une étape de ma vie pas très drôle, une période sombre que je ne veux plus jamais vivre de nouveau.

Il est difficile de se faire comprendre quand on ne se comprend pas soit même, car en effet n’ayant jamais traversée de dépression ou encore de crise de spasmophilie auparavant, il m’était difficile de tenter de faire comprendre à mon entourage à quel point je souffrais de ces nuits interminables durant lesquelles je me réveillais en sursaut, le coeur battant à plein régime, une peur incompréhensible m’envahissait, le souffle coupé et la sensation d’étouffé, plus tard j’ai appris que l’on appelait cela des crises d’anxiété.

ma première crise a failli me faire perdre la vie

Ma première crise de spasmophilie a bien failli me faire perdre la vie, j’avais les jambes lourdes, je me suis regardé quelques minutes devant le miroir de l’entrée de chez moi paniquée par une réaction inattendue de mon corps.

Je suis sortie en trombe toquant à la porte des voisins, la gorge serrée l’impression de ne plus avoir d’air, un voisin alarmé et inquiet de mes cries de détresse propose d’appeler les pompiers.

Connaissant la situation du CHU de mon île, il était évident qu’ils ne viendraient pas de si tôt…
Paniquée, j’ai donc pris l’initiative de m’y rendre par mes propres moyens, en feu de détresse je dépasse les voitures en travers de mon chemin, je n’ai plus aucune notion du temps ou même du code de la route.
J’heurte un véhicule, je m’arrête une fraction de seconde et repart aussitôt sans même me rendre compte de ce qui vient de se passé.

Crise d'anxiété, burn out et spasmophile

Arrivée au CHU, j’agrippe un infirmier et lui demande de m’aider car je n’arrivais plus à respirer, il soupçonne un oedème de Quinke et me dirige dans une salle dans laquelle se trouve d’autres infirmières.

L’une d’entre elle me pose un masque à oxygène le temps qu’une autre vienne vérifier la théorie de l’oedème de Quinke.
Elle m’ausculte la bouche, elle s’arrête et regarde une collègue, elle lui sourie puis avec l’infirmier ils éclatent de rire.

Sans doute amusés par le mauvais diagnostique de leur collègue, où peut être m’avaient-ils trouver ridicule.

Quoi qu’il en soit, aucun d’entre eux n’ont été capable de me renseigner sur ce qui m’arrivait.
Après ces quelque minutes de fou rires, l’infirmière réincarne son rôle de professionnelle, et me propose de respirer et de me calmer, elle m’invite à patienter des heures interminables dans la salle d’attente.

Après une demi heure, je repris mon calme, me lève et rentre chez moi.
J’étais ariver au CHU à 11h00 et ce n’est qu’à 20h qu’ils m’ont appeler pour me demander où j’étais passée.

Ainsi fut ma première crise de spasmophilie.

une deuxième plus violente

La deuxième était dans la salle d’attente d’un médecin, dans laquelle j’ai fondu en larme, une nouvelle fois, j’avais le souffle coupé cherchant de l’air et de l’aide, autour de moi des voix ne cessant de me répéter qu’il fallait que je me calme.
Comment faire comprendre à ces gens, que lors d’une crise on a plus le contrôle de notre propre corps.

Puis il s’en ai suivi du burn out, ou je ne voulais plus rester seule, il me fallait la présence de quelqu’un de proche, moi qui d’ordre général appréciait ma solitude, je pleurais sans cesse, ma force s’en était allée.
Ma bonne humeur, même mon envie de vivre, mon corps se vidait de toutes ses émotions positives.
Spasmes, palpitations, crampes, tout ces symptômes engendrés par mes crises d’anxiétés, prenaient de plus en plus de place dans ma vie au quotidien.
Mes bilans général ont révélés des carences en minéraux indispensables au bon fonctionnement de l’organisme mais aussi du mental.

Malgré des ordonnances prescrites par des médecins ciblant mes carences, mes symptômes étaient encore présent et mes nuits toujours perturbées.
Après avoir consulté 5 médecins, n’étant pas capable de me renseigner sur mon état émotionnel et physique, je me suis résignée à me prendre en main, à comprendre moi même ce qu’il m’arrivait.
J’ai décidé d’y mettre le prix, en consultant naturopathe, médecin micronutritionistes m’ayant apporter quelques notions que j’ai approfondie plus tard par la lecture de livres et d’articles écrient par des médecins ou scientifiques sur internet.
Mes recherches m’ont mener aux principaux minéraux essentielles en cas de stress chronique.

Je me suis construite une routine santé, pour retrouver une stabilité émotionnelle perturbée par ces manifestations de crises de tristesse, de mélancolie, d’anxiété …
Il me fallait absolument apporter une attention à mon corps que je ne lui avait jamais porter auparavant.
J’irais même jusqu’à dire que j’ai réellement commencé à prendre soin de moi après la manifestation de toutes ces crises d’anxiété.

J’ai appris que les carences en minéraux avait clairement un impact sur le morale, et pouvait conduire à la dépression, je me suis donc rechargé en magnésium, calcium, vitamine D, vitamine C.

magnésium

Un minéral trop sous estimé, parfois même inconnu chez beaucoup de Caraïbéens, en raison d’un passé  alimentaire irréprochable et riche en vitamines dont le corps a besoin.

Cependant les choses ont changées…
L’arrivé des centres commerciaux, des plats industriels, bouleversant les habitudes alimentaires, l’usage de pesticides des plus toxique comme la chloredécone altérant ainsi notre capitale santé.
Le manque de magnésium peut provoqué de l’anxiété, des crises d’angoisse, la circulation peut aussi être altéré…
Il est d’ailleurs souvent prescrit par les médecins en cas de stress.
Il fut donc le premier complément alimentaire dont j’ai fait usage et dont je ne peux me passé aujourd’hui.
J’ai opté pour l’une des forme les mieux assimilée par l’organisme le BisGlycinate chélatée.
En cas de stress ou après que le corps ait fait face à une gastro ou un gros rhum, j’en prend 600 à 800 milligramme par jour pendant 10 jours, puis réduit la dose petit à petit.
Je choisis mon magnésium sans vitamines associées, car je fais de longues cures et donc préfère éviter toute autre vitamine pouvant provoquer un surdosage.

calcium

Après mes crises d’angoisses, des symptômes comme des spasmes et des douleurs aux articulations sont apparues, en cas de stress, le corps puise plus que d’ordre général dans ses réserves de vitamines, ce qui peut aboutir à une déminéralisation.
Mon kiné m’avait chaudement recommander la prise de Lithothamne, sans même le savoir elle m’avait apportée une des solution à mes symptômes, sans compter qu’une carence en calcium peut également engendrée des sauts d’humeur voir même la dépression.

Je le prend toujours au cours des repas ou encore accompagné de ma boisson énergisante à condition d’avoir du psyllium dedans, afin de protéger mes intestins de l’effet irritant que peut engendrer le calcium.

vitamine d

Favorise la bonne absorption du calcium et mes bilans présentaient une carence avérée en vitamine D causant ainsi des chutes de cheveux, et des rhumes à répétition.
Le médecin m’avait à l’origine prescrit des ampoules fortement dosés en vitamine D UVEDOSE soit 100 000 ui à prendre en une prise.
Mais ma carence revenait de plus belle !
J’ai donc opté pour de plus petites doses sous forme de gouttes que je prends en cure de 3 mois pour éviter les rechutes.

Ortho D3 Vitamine D

vitamine c

La vitamine C est une vitamine que je croyais pas nécessaire de consommer en supplément car la nourriture locale est suffisamment riche pour apporter les doses journalières recommandées.

Sauf que mon alimentation n’était plus la même, notamment quand je suis partie faire des études à l’étranger.
J’avais des toux de plus en plus fréquentes, et moi qui n’attrapait jamais de rhume, en a chopper six au courant d’une seule et même année.
Une carence en vitamine C au même titre que la vitamine D, affaiblie le système immunitaire et favorise l’apparition de boutons, chute de cheveux…

Le plus surprenant est que malgré les sommes astronomiques investis dans mes bilans, à aucun moment il ne font mention de mon taux de vitamine C.

 

J’ai aussi pris des plantes adaptogènes Eleutérocoque Teinture mère afin de pouvoir évacuer la cortisol laissée par le stress dans le foie empêchant la bonne absorption des nutriments.
Je fais une cure de 3 mois, les résultats se ressente au bout de la 3 ème semaine, ce qui correspond à 3 bouteilles pour la prise de 30 à 40 gouttes 2 à 3 fois par jour.
Le moral revient, on est plus productif et on souffle enfin !
En outre le fait de me supplémenté, j’ai complètement revue ma routine alimentaire, plus de viande ou rarement, ma cuisine est désormais ayurvédique.

J’intègre des poudres ayurvédique, de plantes pour rééquilibrer mes hormones comme le Shatavari, ou encore la poudre d’ortie dans mes repas.
Sans oublier l’activité physique, marche, pilate, exercices de respirations.

Aujourd’hui j’ai pris conscience de ma négligence envers mon propre corps, mes attentions étaient tournées vers tout ce qu’il y a de superficiel, mais se maquiller ou encore être bien coiffer ne signifie pas que l’on prend soin de soit.
Comme les médicaments, c’est un cache misère!

J’évite donc de cacher les indicateurs que peut utiliser mon corps pour me faire comprendre que ça ne va.

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